27 juin 2017

Actualités juridiques

Steve JOBS de Walter Isaacson : à lire absolument!

18 mai 2012 à 07h56 par Christophe Landat
 

Je viens de finir la biographie de Steeve Jobs rédigée par Walter Isaacson (à qui on doit notamment d'autres superbes biographies comme celle sur Benjamin Franklin ou encore celle sur Enstein). Un ami m'avait prévenu : attention, dès que tu auras commencé tu ne pourras plus t'arrêter!  Il avait raison. Si je ne me suis pas précipité sur le livre dès sa sortie, je l'ai en effet dévoré dès que je l'ai commencé. 


Que dire sinon qu'on découvre au delà du personnage ambigü, un gros morceau d'histoire de l'informatique, mais aussi la naissance d'un nouveau modèle économique. Ce livre n'est donc pas seulement pour les "mac-addict" (dont je me revendique...) mais aussi pour tous les passionnés du clavier.

Une question m'est venue à l'esprit quand j'ai refermé l'ouvrage : un tel parcours aurait-il été possible chez nous? FACEBOOK, GOOGLE, EBAY, AMAZON, YAHOO, TWITTER, MICROSOFT (oui... je le dis aussi...), APPLE, DELL...., pourquoi toutes ces firmes ont-elles vu le jour outre atlantique et pas en Europe?

La réponse n'est sans doute pas simple, mais l'avocat que je suis ne peut s'empêcher d'envisager la réponse sous l'angle juridique : le droit ne doit pas être là que pour contraindre, il doit aussi rendre possible les projets les plus fous. Il ne doit pas être vu comme une restriction, mais comme une libération.

Or si la France a parfaitement remplie cette mission en matière de droits et libertés fondamentaux (elle a même montré le chemin), elle a revanche une culture de la restricion et de l'entrave en matière économique et juridique.

Il ne faut pas en tirer de jugement définitif et cette culture juridique a aussi de très bons côtés. Mais en ne considérant que le domaine de l'innovation et des nouvelles technologies, force est de constater que notre mentalité juridique n'est pas propice à l'épanouissement des savoirs.

Né français, Steeve Jobs aurait-il eu ce parcours? Voilà la question simple à se poser. A mon sens, même son très puissant  "champ de distorsion de la réalité" n'y aurait malheureusement pas suffit.

Sans doute n'a-t-on pas suffisamment mesuré que nous sommes aux prémices d'une révolution numérique dont les gros succès américains que nous connaissons ne sont pourtant que les avatars. Les perspectives d'évolution ne sont tout simplement pas mesurables tant elles sont gigantesques. Les pays leaders de demain seront probablement ceux qui l'auront compris et qui l'auront anticipé.

Encore faut-il que le décor juridique qui a été planté permette aux acteurs de s'exprimer pleinement : on en est très loin en France aujourd'hui.

 

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