21 août 2017

Actualités juridiques

L'avocat aveyronnais de Montpellier...

15 juil 2012 à 19h00 par Christophe Landat
 

Si le dimanche est jour de messe pour certain, c'est pour moi l'occasion d'élargir l'horizon de mon blog, d'écrire sur d'autres thématiques que celle du droit, de me dévoiler, pourquoi pas, un peu plus. Petite séquence nostalgie aujourd'hui en évoquant mon département : celui de l'Aveyron.



Je suis aveyronnais. Sévèrac l'Eglise, petit village magnifique aux maisons de pierres,  situé entre Rodez et Millau et dont on retrouve les premières traces dans l'histoire au 11ème siècle (!) a berçé mon enfance entre ma scolarité effectuée à l'école de mon village puis au collège public de Sévèrac le Château et enfin au Lycée Ruthénois Alexis Monteils qui m'a amené jusqu'au baccalauréat.

Comme tout aveyronnais, j'ai un attachement viscéral, profond, à mon département. Pour l'anecdote, je fus le seul avocat extérieur au Barreau de Rodez (on dit aujoud'hui Barreau de l'Aveyron) a venir battre le pavé pour marquer mon opposition à la suppression du TGI de Millau et de facto au Barreau millavois quand mes confrères aveyronnais se battaient pour conserver leurs juridictions. C'était bien alors l'aveyronnais qui était venu manifester,  peut-être plus que l'avocat, agacé que j'étais de voir un service public de plus disparaître de notre campagne.

Et comme tout aveyronnais, je vis avec nostalgie ma vie en dehors de mon département... qui n'est pourtant pas bien loin! C'est tout le mystère de ce département que l'on quitte beaucoup, pour aller peupler la capitale (plus de 300 000 aveyronnais à Paris) ou encore le continent américain, australien,... pour finalement très souvent y revenir passer sa retraite ou quelques bouts de vacances familiales. Et si on reste longtemps éloigné, c'est souvent parce qu'on a pas vraiment le choix.

La création d'un site de consultation juridique en ligne dédié en partie aux français expatriés est-il le signe d'une manifestation inconsciente de ce rattachement au département? Nombreux sont les français qui quittent leur département et même le pays, mais rares sont ceux qui comme les aveyronnais savent se retrouver, se structurer pour cultiver le plaisir du souvenir et préserver les valeurs qui forgent notre département. Les Corses, les Basques, les Bretons font eux aussi partie de la liste (pardon de ne pas être exhaustif...). Finalement rien que de tès belles identités, fortes, solides, pleine de tempérament et d'authenticité... et d'une très forte identité culinaire, ce qui à mon sens participe pleinement au rattachement à un terroir.

Les pentes enneigées de l'Aubrac, les forêts de palanges de mon village, les rues piétonnes ruthénoises et ses petites places où l'on goûte tant à la quiétude d'une ville paisible, le Ségala et le pays du Viaur, les lacs du Lévézou ou encore Millau et ses grands causses... S'arrêter un instant et songer à "son aveyron", c'est faire crépiter les images du département dans la tête pour y associer à chaque fois un souvenir, une saveur, une nostalgie quand bien même on y est pas né.

Et si on quitte le département, ce n'est que pour mieux en parler à ceux qui n'ont pas la chance de s'y être arrêté un jour... Allez savoir, au terme de ce papier, c'est peut être chose faite pour ceux qui auront pris le temps de me lire...

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