22 juin 2017

Actualités juridiques

L'infernale machine à légiférer

04 avr 2013 à 07h50 par Christophe Landat
Une fois de plus, une affaire politico-financière amène la sphère des élus à parler de réformes juridiques : débat fatiguant et agaçant. Non les hommes politiques ne sont pas plus portés vers la délinquance que les simples citoyens : ils le sont tout simplement tout autant. Simplement, quand l'un d'eux se fait prendre les doigts dans la confiture, ça fait plus de bruit. Logique. Mais enfin, la justice passe! Monsieur CAHUZAC comme Monsieur HORTEFEUX ou Monsieur WOERTH, Jacques CHIRAC ou encore Monsieur...le Premier Ministre Jean-Marc AYRAULT avant lui ont eut à répondre devant la justice de leurs actes. Qu'il s'agisse d'une information judiciaire ou d'un procès. Il faut donc arrêter de croire que tout doit être réformé à chaque fois qu'un politique fait une connerie. Non, mesdames et messieurs les politiques, vous n'êtes pas le centre du monde et tout ne tourne pas autour de vous. Mais quelle suffisance à considérer que dès lors qu'un élu est concerné par une affaire, on doit systématiquement réfléchir à quoi modifier, à quelle loi inventer!... Tout cela n'est qu'affaire de communication. Qu'on laisse en dehors des plateaux de télé les élus et qu'on y invitent les avocats et les magistrats et on entendra qu'en dehors de quelques réformes structurelles qu'aucun gouvernement n'a jamais le courage d'aborder (rélfexions de fond sur l'équilibre défense/accusation, l'indépendance du Parquet...), il n'est pas utile de prévoir systématiquement de nouveaux textes. Affaire CAHUZAC ou pas.
VA

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