20 octobre 2017

Actualités juridiques

Ces élus qui capitulent...

24 avr 2013 à 07h56 par Christophe Landat
Jean-François COPPE, Jean-Louis BORLOO et qui d'autre demain encore? Nous sommes nombreux dans la profession à nous être sentis montré du doigt par les projets gouvernementaux relatifs à l'interdiction de voir certaines professions être exercées par des parlementaires. On laissera de côté le paradoxe consistant à accabler les avocats alors même que c'est un ministre chirurgien de profession qui a fauté, pour se focaliser sur la réaction de nos confrères réagissant en abondant dans le sens de ce projet et en abandonnant leur activité par pur opportunisme politique. Rappelons quand même qu'un avocat qui n'exerce plus n'en demeure pas moins avocat. Il demande simplement par un courrier adressé à son Bâtonnier de se faire "omettre" du Barreau, ce qui correspond à une suspension temporaire du droit d'exercer sa profession. On peut ensuite, lorsque l'on souhaite reprendre le métier, solliciter sa réinscription dans les mêmes conditions. C'est en réalité très souple. Reste que l'omission n'est pas sans conséquences, par exemple sur les droits à la retraite. Que Monsieur COPE ou Monsieur BORLOO sollicitent leur omission est un mauvais message envoyé aux gens, comme s'ils accréditaient l'idée qu'un avocat exerçant sa profession en parallèle de son mandat de parlementaire était forcément corrompu. Dommage.

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