23 septembre 2021
Vous êtes ici : Accueil / Blog

Actualités juridiques

Réseau Privé Virtuel Avocat : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?!

25 nov 2013 à 10h20 par Christophe Landat


Le Réseau privé virtuel avocat est en soi une idée fantastique : permettre aux avocats, sans quitter leur cabinet, d'accéder à leur dossier et pouvoir les faire vivre depuis leur clavier d'ordinateur. Mais sa réalisation est lamentable. La plupart des solutions hautement sécurisées dans le cloud supposent uniquement aujourd'hui un identifiant et un mot de passe, sans aucune installation matérielle sur l'ordinateur. Avantage simple : pouvoir se connecter depuis n'importe quelle appareil relié au web sans autre forme de complexité. Ainsi peut-t-on payer ses impôts, accéder à ses dossiers d'assurance, à ses comptes en banque sur lesquels on peut faire des virement, acheter des actions, bref... faire toute une série de choses qui nécessite la plus haute confidentialité. Suffisant? Non visiblement pour notre profession. Ainsi pour pouvoir utiliser le RPVA, faut-il installer un boîtier physique dans son cabinet et disposer d'un certificat numérique sur une clé USB qui doit être reliée à l'ordinateur. Mais attention, trou de mémoire ou erreur interdite! L'installation relève tout simplement du parcours du combattant et fait perdre un temps incroyable. J'ai la prétention de passer mon temps sur le web et le nez plongé dans l'informatique à la longueur de journée (et parfois de nuits...) et je n'ai jamais vu un système aussi mal pensé, aussi complexe dans son installation, aussi peu ergonomique dans son utilisation et puis disons- le aussi, aussi moche graphiquement. La chancellerie est elle aussi clairement en cause puisqu'elle a créé le RPVJ (pendant judiciaire du RPVA) comme un système fermé auquel il fallait pouvoir accéder et non comme une plateforme pensée dès l'origine avec ses principaux interlocuteurs, à savoir les avocats. Ras le bol, colère, exaspération, nombreux furent les confrères à manifester leur agacement au lancement de ce système mal conçu. Force est de constater que son usage demeure pour beaucoup aujourd'hui une contrainte (déconnexions impromptues, saucissonnage obligatoire des fichiers trop volumineux...) alors que le cloud computing est censé vous en libérer. Quant à ceux qui vous diront que tout va bien, force est de constater qu'ils ont fait des contraintes de ce système une  normalité en matière de service à distance. Quel virage manqué quand on songe à tous les services qui pourraient être rendus par l'apport des nouvelles technologies dans le judiciaire... Nous avons réussi cette prouesse incroyable de mettre un place un système nouveau mais obsolète dès sa sortie au regard de ce que proposent les plus brillantes de nos entreprises innovantes en matière de services sécurisés à distance... Un gâchis monumental... malgré des équipes d'assistance très sympas au CNB (je raccroche à peine avec l'un d'eux) dont il faut saluer la compétence, la gentillesse et la disponibilité... La seule chose qui marche bien finalement dans l'affaire. Pas un mince exploit qu'on on songe qu'on leur demande de faire tourner un solex là où nos responsables auraient dû nous doter d'une fusée... CQFD

La déductibilité fiscale des dons

15 nov 2013 à 09h35 par Christophe Landat


La vitesse de diffusion de l'information nous a malheureusement habitué à voir défiler les catastrophes sur nos écrans, nos journaux, de manière réccurrentes. Et l'habitude créée souvent l'indifférence sans que personne n'ait à en être blâmer. C'est simplement notre quotidien et ses contraintes qui nous absorbe pendant qu'à quelques heures d'avion, des gens vivent la fin du monde. Avec les outils modernes le don en ligne est devenu aussi rapide que facile. Ainsi le Comité Internationale de la Croix Rouge a-t-il mit en place une page permettant un dons aux sinistrés Philippins touchés récemment par un violent Typhon. (voir photo d'illustration).

Il n'est pas inutile de savoir que c'est simple mais aussi sur le plan juridique et fiscal, déductible de votre impôt sur le revenu si ça peut contribuer à vous convaincre de faire un petit geste. Ainsi 66 % des sommes versées pour des oeuvres d'intérêt général ou d'utilité publique sont déductibles dans une limite de 20 % du revenu imposable et 75 % des sommes versées aux organismes d'aide aux personnes en difficulté, dans une limite de 521 € pour les revenus de 2012. Au-delà de cette somme, les dons versés ouvrent droit à une réduction d'impôt de 66 % dans les limites de 20 % du revenu imposable.

Bref, un moyen comme un autre de rappeler qu'on peut joindre le très utile à l'agréable en ces temps de matraquage fiscal. Vous  n'aurez donc plus aucune excuse pour ne pas prendre 5 minutes et faire un petit don...

Allez rions un peu! Le droit est fun...

12 nov 2013 à 16h54 par Christophe Landat
Je confesse n'avoir pas le temps en ce moment de beaucoup alimenter mon blog pour cause d'emploi du temps surchargé. Mais c'est finalement assez simple de faire une petite brève rigolote : il suffit de prendre un article du code général des impôts au hasard (véridique...) et de vous le faire lire en vous rappelant (attention!...) que "nul n'est censé ignoré la loi". Vous avez de la chance, l'adage ne dit pas que vous êtes censé la comprendre. Allez hop pour le fun, je vous livre l'article "199 tervicies" du code général des impôts (ne cherchez pas, ça ne veut rien dire mais il n'existe pas assez de symboles permettant une numérotation correcte pour la fiscalité en France). Le jeu consiste à arriver au bout de la lecture, de comprendre cette loi (car c'est bien une loi...) et enfin de ne pas pleureur en songeant qu'il y en a plein d'autres du même genre dans ce code, mais aussi dans le code du travail, dans le code de commerce... etc... etc... Ah! Qu'on les aime nos élus!!!
Lire la suite...